
À la découvert de l'orchestre à vents
Dimanche 29 mars 2026 - 15h00

Ce concert propose une véritable immersion au cœur du répertoire pour orchestre à vents. À travers des œuvres écrites exclusivement pour cette formation, le public pourra découvrir toute la richesse, la puissance et la finesse de cette musique, tandis que les musiciens mettront en valeur un répertoire aussi exigeant que spectaculaire.
Pour l’occasion, l’orchestre sera dirigé par le chef invité Charles-Éric Fontaine, jeune chef de 29 ans, diplômé d’une maîtrise en direction d’orchestre à vents de l’Université McGill. Sa sensibilité musicale et son énergie promettent une interprétation inspirée et dynamique de ce programme entièrement consacré à l’orchestre à vents.
Théâtre Centennial de l'Université Bishop's
2600, rue College, Sherbrooke J1M 1Z7
Billetterie
Régulier : 39 $
Ainés (60+) : 31,90 $
Étudiants : 22,44 $
Achat en ligne : https://lepointdevente.com/billets/j0g260329001
Au programme
Dimanche 29 mars 2026 - 15h00
Gandalf – Symphonie no 1 : Lord of the Rings
Johan de Meij
La Symphonie n° 1 - The Lord of the Rings est la première symphonie pour orchestre d’harmonie écrite par Johan de Meij et Gandalf en est le premier mouvement. L’œuvre s’inspire librement des personnages et des événements du roman de J.R.R. Tolkien. Ce mouvement dépeint le personnage de Gandalf, figure de sagesse, de courage et de mystère, à travers une écriture orchestrale riche et narrative.
La pièce alterne des thèmes majestueux et des motifs plus agiles, reflétant à la fois la puissance magique et la vigilance du magicien. L’orchestration exploite pleinement les possibilités de l’ensemble à vent, des cuivres aux bois, en passant par les percussions, pour créer une atmosphère épique et dramatique, ce qui rend l’œuvre très imagée. La structure met en valeur la progression narrative, avec des contrastes dynamiques qui traduisent les défis et les aventures rencontrés par le personnage.
Flying Jewels
James M. David
Flying Jewels est un poème symphonique pour ensemble à vent inspiré d’un essai de l’auteur Brian Doyle, qui célébrait l’intensité de la vie de tous les êtres vivants. Le titre de l’œuvre fait référence à la façon dont les Européens décrivaient les colibris lors de leur première rencontre avec ces oiseaux en Amérique du Nord. James David y développe une écriture fondée sur des motifs courts, souvent confiés aux bois, qui évoquent l’agilité et la légèreté du vol. La pulsation est généralement rapide, avec des changements fréquents de texture et de registre. L’œuvre traduit aussi musicalement les rythmes cardiaques de différentes créatures par des variations de métrique et de tempo.
La pièce s’ouvre sur le colibri, évoqué par des embellissements ornementaux rapides des bois et des percussions métalliques. Suit un reptile, dont le cœur à trois chambres est représenté par des motifs rappelant les danses en triple mesure des Caraïbes. Au centre se trouve le cœur humain, exposé par une mélodie simple qui s’élève progressivement vers une cadence à la fréquence cardiaque d’une baleine bleue, soutenue par quatre accords profonds résonnant comme au fond de l’océan. La conclusion récapitule les idées précédentes tout en combinant les tempi dans une finale éclatante et exubérante.
El Camino Real
Alfred Reed
La pièce El Camino Real (littéralement « La route royale ») a été commandée par le 581ème ensemble de musique de la US Air Force et dédiée à son commandant, le lieutenant-colonel Ray E. Toler. Composée entre 1984 et le début de 1985, l’œuvre porte le sous-titre Une fantaisie latine.
La pièce repose sur des progressions harmoniques typiques de la tradition flamenca espagnole. Ces enchaînements, combinés à des relations tonales caractéristiques, servent de base à un matériau mélodique en partie issu d’un procédé connu sous le nom de mélodisation de l’harmonie. L’ensemble de ces éléments contribue à une écriture qui évoque la musique folklorique espagnole sans recourir à des citations directes.
Sur le plan formel, la première section de l’œuvre s’inspire de la jota, danse traditionnelle espagnole, tandis que la section centrale, contrastante, dérive du fandango, ici considérablement modifié tant au niveau du tempo que du traitement rythmique. L’orchestration met particulièrement en valeur les cuivres et les percussions, et exige une grande précision rythmique ainsiqu’un équilibre soigné entre les pupitres.
Vesuvius
Frank Ticheli
Vesuvius est une œuvre puissante et dramatique inspirée par le célèbre mont Vésuve, volcan responsable de la destruction de Pompéi en l’an 79 apr. J.-C. Frank Ticheli y traduit musicalement la puissance et l’énergie destructrice de cet événement à travers une écriture rythmique soutenue et une tension musicale constante. Initialement conçue comme une danse sauvage rappelant les bacchanales de la Rome antique, la pièce a évolué vers une conception plus explosive et dramatique au cours du processus de composition.
L’œuvre se caractérise par des rythmes insistants, l’utilisation de modes à couleur exotique et l’intégration de citations du Dies Irae issu de la messe de Requiem médiéval. Ces éléments contribuent à une atmosphère de fatalité et de mouvement irréversible. La musique peut être interprétée comme une danse symbolique des derniers jours de la cité de Pompéi, oscillant entre célébration et menace imminente.
Puszta
Jan Van der Roost
Composée en 1988, l’œuvre originale de Jan Van der Roost s’inspire de l’esprit des musiques tziganes d’Europe de l’Est. Puszta tire son nom des vastes plaines hongroises, où les populations gitanes se déplacent souvent avec leurs chevaux sauvages.
L’œuvre est structurée en plusieurs sections contrastées, allant de passages lents et expressifs à des danses rapides et fougueuses. Les rythmes accentués, les mélodies aux accents folkloriques et l’orchestration riche font de Puszta une pièce spectaculaire.
Sous-titrée Four Gypsy Dances, les rythmes, les modes caractéristiques et les couleurs orchestrales variées évoquent la vitalité et la liberté des nomades hongrois. Tout en conservant le son caractéristique des danses folkloriques authentiques, les thèmes et les mélodies sont tous originaux.
Aurora Awakes
John Mackey
Aurora Awakes s’inscrit dans le langage musical contemporain caractéristique de John Mackey. Cette œuvre est écrite en deux sections décrivant une progression graduelle de l’obscurité vers la lumière. La musique évolue d’un état de grande retenue vers une intensité rythmique et sonore affirmée. L’écriture est majoritairement centrée sur la tonalité de mi bémol majeur, ponctuée de modulations passagères qui n’altèrent pas le caractère lumineux de l’ensemble.
L’œuvre intègre un ostinato inspiré du motif d’introduction de Where the Streets Have No Name du groupe U2, confié aux percussions à clavier et maintenu sur une grande partie de la seconde section. La conclusion fait référence à la Première suite en Mi bémol de Gustav Holst, par une orchestration de l’accord final presque identique, enrichie par l’ajout de crotales, soulignant l’aboutissement du processus d’éveil.